‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 302 sur 1093 · LYSIS, PHYLIS · texte numérisé non relu

LYSIS, PHYLIS

LYSIS

Comme vous le chassez !

PHYLIS

Qu'eût-il fait avec nous ?

Mon entretien sans lui te semblera plus doux ; Tu pourras l'expliquer avec moins de contrainte; Me conter de quels feux tu te sens l'âme atteinte , Et ce que tu croiras propre à te soulager. Regarde maintenant si je sais t'obliger.

LYSIS

Cette obligation serait bien plus extrême, Si vous vouliez traiter tous mes rivaux de même ; Et vous feriez bien plus pour mon contentement. De souffrir avec vous vingt frères qu'un amant.

PHYLIS. [traire:

Nous sommes donc, Lysis, d'une humeur bien con- J'y souffrirais plutôt cinquante amants qu'un frère; Kt puisque nos esprits ont si peu de rapport, Je m'ctonne comment nous nous aimons si fort.

LYSIS

Vous êtes ma maîtresse ; et mes flammes discrètes Doivent un tel respect aux lois que vous me faites , Que pour leur obéir mes sentiments domptés N'osent plus se régler que sur vos volontés.

PHYLIS

J'aime des serviteurs qui pour une maîtresse Souffrent ce qui leur nuit, aiment ce qui les blesse. Si tu vois quelque jour tes feux récompenses. Souviens-toi... Qu'est-ce ci? Cléandre, vous passez? (^Cléandre va pour entrer chez Angélique, et Pliylis l'arrête. )

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