CRÉON, DOMESTIQUES
CRÉON
Loin de me soulager vous croissez mes tourments ; IjC poison à mon corps unit mes vêtements ; Et ma peau , qu'avec eux votre secours m'arra<;he , Pour suivre votre main de mes os se détache. Voyez comme mon sang en coule à gros ruisseaux : Ne me déchirez plus , officieux bourreaux ; Votre pitié pour n)oi s'est assez hasardée ; Fuyez, ou ma fureur vous prendra pour Médée. C'est avancer ma mort que de me secourir; Je ne veux que moi-même à m'aidcr à mourir. Quoi ! vous continuez , canailles infidèles ' !
■ Voilà la .seule fois où l'on a vu le mot de canuilki ilanb une
Plus je vous le défends , plus vous m'êtes rebelles ! Traîtres, vous sentirez encor ce que je puis; Je serai votre roi , tout mourant que je suis ; Si mes commandements ont trop peu d'efficace, Ma rage pour le moins me fera faire place : Il faut ainsi payer votre cruel secours. Ulse défait deux et les chasse a coups d'épée.)