D. DIÈGUE, I). RODRIGUE
D. DliîGlE.
Rodrigue, as-tu du cœur ?
n. RODRIGUE.
Tout autre que mon père L'éprouverait sur l'heure.
D. DIÈGL'E.
Agréable colère! Digne ressentiment à ma douleur bien doux ! .Te reconnais mon sang à ce noble courroux; Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte. Viens, mon (ils, viens, mon sang, viens réparer ma hon- Viens me venger. [te ;
D. RODRIGUE
De quoi.'
D'un affront si cruel, Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel;
■ Dans le Cidde Diamanle, Rodrigue arrive avec le garçon gracieux qui a peint le portrait de Chimène. Rodrigue trouve le portrait ressemblant, et dit au garçon gracieux qu'il est un nr.iiid peintre, grande pintor ; puis regardant son père affligé qui lient d'une main son épée et de l'autre un mouchoir, il lui «•Il demande la raison. Don Diégue lui répond : Aie, aie, l'honvcnr. Rodrigue: Qu'est-ce qui fous déplaît? Don Dicgue : Aie, aie, l'honneur, te dis-Je. Rodrigue : Partez , espérez; j'écoute. Don Diégue : Aie, aie, as-tu du courage? Rodrigue répond a pi'U prés comme dans Castro et dans Corneille. (V.)