D. DIÈGUE, D. RODRIGUE
Rodrigue, enfin le ciel permet que je te voie !
D. BODBIGUE.
Hélas!
Ne mêle point de soupirs à ma joie ; Laisse-moi prendre haleine afin de te louer. ■Ma valeur n'a point lieu de te désavouer ; Tu l'as bien imitée , et ton illustre audace ¥a\i bien revivre en toi les héros de ma race : C'est d'eux que tu descends, c'est de moi que tu viens ; Ton premier coup d'épée égale tous les miens :
marqups sont failes, on ne soit pas encore parvenu à l'art de lit;r foules les scènes, cependant y a-t-il un lecteur qui ne soit rhoque de voir Chimène s'en aller d'un coté , Rodrigue de l'autre, et don Diégue arriver sans les voir?
Observez que quand le cœur a été ému par les passions des diux premiers personnages , et qu'un troisième vient parler de lui-même, il touche peu, surtout quand il rompt lelil du discours.
Nous venons d'entendre Chimène dans sa maison :mais ouest maintenant don Diègue? Ce n'est pas assurément dans cette maison. Le spectateur ne peut se figurer ce qu'il voit; et c'est là un très-grand défaut pour notre nation , qui veuf partout de la vraisemblance , de la suite , de la liaison ; qui exige que toutes lis scènes soient naturellement amenées les unes par les autres; mérite inconnu sur tous les autres théâtres , et mérite absoluineut nécessaire pour la perfection de l'art. (V.)