‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 454 sur 1093 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHIMÈNE, ELVIRE

CHIMENÉ.

N'est-ce point un faux bruit? le sais-tu bien , Elvire ' ?

ELVIRE

Vous ne croiriez jamais comme chacun l'admire ,

Et porte jusqu'au ciel , d'une commune voix ,

De ce jeune héros les glorieux exploits.

Les Maures devant lui n'ont paru qu'à leur honte;

Leur abord fut bien prompt , leur fuite encor plus prompte ;

Trois heures de combat laissent à nos guerriers

• Vous verrez dans la critique de Scudéri qu'il condamne l'as- Sf'mbli-e de ces cinq cents Renfilshommes , et que l'Acadéinie l'approuve. C'est un trait fort inf^énicux, inventé par l'auteur •'spasnol, de faire venir cette troupe pour une chose, et de l'employer pour une autre. (V.)

* Ce combat n'est point étranger à la pièce, il fait, au contraire, une partie du niEud , et prépare le dénoùment enaffai- Missant nécessairement la poursuite de Chimène, et rendant Rodrigue digne d'elle. 11 fait, si je ne me trompe, souhaiter au spectateur que Chimène oublie la mort de son père en faveurde sa pairie, et qu'elle puisse enlin se donner un jour à Rodrigue. (V)

Une victoire entière et deux rois prisonniers.

La valeur de leur chef ne trouvait point d'obstacles.

CHIMÈNE

Et la main de Rodrigue a fait tous ces miracles !

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