‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 461 sur 1093 · D. RODRIGUE, CHIMÈNE · texte numérisé non relu

D. RODRIGUE, CHIMÈNE

CHIMÈNE

Quoi ! Rodrigue, en plein jour ! d'où te vient cette auda- Va,tu me perds d'honneur; retire-toi, de grâce, [ce.'

D. RODRIGUE

Je vais mourir, madame, et vous viens en ce lieu ' , Avant le coup mortel , dire un dernier adieu ; Cet immuable amour qui sous vos lois m'engage Wose accepter ma mort sans vous en faire hommage.

CHIMÈNE

Tu vas mourir!

D. RODRIGUE

Je cours à ces heureux moments Qui vont livrer ma vie à vos ressentiments.

CHIMÈNE

Tu vas mourir! Don Sanche est-il si redoutable Qu'il donne l'épouvante à ce cœur indomptable.' Qui t"a rendu si faible? ou qui le rend si fort?

■ Ce tour est très-adroit; il donne lieu à la scène dani, laquelle don Sanche apporte son épée à Chimène. (V.)

' Kn quel lieu? Il est triste que ce mot adieu n'ait que lien pour rime. C'est un des grands inconvénicnU de notre langue. (V.)

i.p mot ndiiu a d'autres rimes; mais n'eùl-il en effet que celle-là, ce serait un faible inconvénient. ( P.)

Du reste , la question que fait ici Voltaire est au moins irrénêfliie : le reproche une Cliiiuène vient d'adresser à Rodrigue in- «Hque assez cl.iireinenl (|u'il est chez elle.

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