‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 552 sur 1093 · ABREGE DU MARTYRE DE SAINT POLYEUCTE · texte numérisé non relu

ABREGE DU MARTYRE DE SAINT POLYEUCTE

Ft si notre Apollon me les avait prédits, J'aurais nioiinême osé douter de ses oracles.

Sous vos commandements on, force tous obstacles; Ou porte l'épouvante aux cœurs les plus hardis, Et par des coups d'essai vos États agrandis Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles.

La victoire elle-même accourant à mon roi, Et mettant à ses pieds Tliion\iile et llocroy , Fait retentir ces vers sur les bords de la Seine ;

France , attends tout d'un règne ouvert en triomphant ,

Puisque tu vois diyii les ordres de ta reine

Faire un foudre en tes mains des armes d'un enfant.

Il ne faut point douter que des commencements si merveilleux ne soient soutenus par des progrès encore plus étonnants. Dieu ne laisse point ses ouvrages imparfaits : il les achèvera, Madame, et rendra non-seulement la régence de Votre Majesté, mais encore toute sa vie, un encliaincrnent continuel de prospérités. Ce sont les vœux de toute la France , et ce sont ceux que fait avec plus de zèle,

Madame ,

nE VOTRE MAJESTÉ,

Le très-immhle, très-obcissant , trèsfidèle serviteur et sujet,

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