POLYEUCTE, NÉARQUE, PAULINE, STRATONICE
POLYEUCTE
Fuyons, puisqu'il le faut. Adieu, Pauline, adieu. Dans une heure au plus tard je reviens en ce lieu.
PAULINE
Quel sujet si pressant à sortir vous convie.' Y va-t-il de l'honneur.' y va-t-il de la \'\e?
POLYEUCTE
Il y va de bien plus.
Quel est donc ce secret ?
POLYEUCTE
Vous le saurez un jour : je vous quitte à regret; Riais enfin il le faut ^.
' On apaise la colère, et non la crainte. (V.)
* Plusieurs personnes ont cru que Néarque ne devait pas parler ainsi d'une épouse : <|ue dirait-il de plus si c'était une maitresse? Le mot tue semble ici un peu trop fort; car, après loul , une complaisance de quelques heures pour sa femme lueraitelle l'àme de Polyeuclc? (V.)
3 Voilà trois fois de suite il le faut. Celte inadvertance n'ôle rien à l'intérêt qui commence à nailre dès la première scène ; e t quoique le style soit souvent incorrect et négligé , il est toujours au dessus de son siècle. (V)