‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 592 sur 1093 · POLYEUCTE, ACTE Y, SCÈNE II · texte numérisé non relu

POLYEUCTE, ACTE Y, SCÈNE II

Je vois le peuple éinu pour prendre son parti ' ; El toi-inénie tantôt tu m'en as averti : Dans ce zèle polir lui qu'il fait déjà paraître, Je ne sais si longtemps j'en pourrais être maître ; Peut-être dès demain , dès la nuit , dès ce soir, J'en verrais des effets que je ne veux pas voir ; Et Sévère aussitôt, courant à sa vengeance, M'irait calomnier de quelque intelligence ^. Il faut rompre ce coup, qui me serait fatal.

ALBIN

Que tant de prévoyance est un étrange mal ! Tout vous nuit , tout vous perd , tout vous fait de l'oniliraîv Mais voyez que sa mort mettra ce peuple en rage ; Que c'est mal le guérir que le désespérer.

i FELIX.

En vain après sa mort il voudra murmurer; Et s'il ose venir à quelque violence.

C'est à faire à céder deux jours à l'insolence : •l'aurai fait mon devoir, quoi qu'il puisse arriver. Mais Polyeucte vient, tâchons à le sauver. Soldats, retirez-vous, et gardez bien la porte.

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