‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 596 sur 1093 · FÉLIX, ALBIN · texte numérisé non relu

FÉLIX, ALBIN

FÉLIX

Je me fais violence, Albin, mais je l'ai dft; Ma bonté naturelle aisément m'eût perdu. Que la rage du peuple à présent se déploie , Que Sévère en fin-eur tonne , éclate, foudroie, M'étant fait cet effort , j'ai fait ma sûreté. Mais n es-tu point surpris de cette dureté? Vois-tu comme le sien des cœurs impénétrables ^, Ou des impiétés à ce point exécrables ? Du moins j'ai satisfait mon esprit affligé : Pour amollir son cœur je n'ai rien négligé;

' Ce vers est dans le Cid, et est à sa place dans les deux pièces. (V.)

^ Renonce à la vie n'enchérit point sur mourir : qnand on répète la pensée, il fanl tortiller Texpression. (V.)

•■* Dialof^e admiralile et toujours applaudi. (V.)

4 Impénétrable n'est pas le mot propre; il sipnilie caclié, •dissimulé, qu'on ne peut découvrir, qu'on ne peut pénétrer, et ne peut jamais être rais à la place iVinJlexihle. (V.)

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