FLORIDAN, CLITANDRE, PAGE
FLOR ID AN , /;ar /a n^ à son page.
Ce cheval trop fougueux m'incommode à la chasse , Tiens-m'en un autre prêt , tandis qu'en cette place , A l'ombre des ormeaux l'un dans l'autre enlacés , Clitandre m'entretient de ses travaux passés. Qu'au reste, les veneurs allant sur leurs brisées , Ne forcent pas le cerf, s'il est aux reposées ' ; Qu'ils prennent connaissance, et pressent mollement, Sans le donner aux chiens qu'à mon commandement.
( Le page rentre. ) Achève maintenant l'histoire commencée De ton affection si mal récompensée.
CLTTANDRE.
Ce récit ennuyeux de ma triste langueur, Mon prince , ne vaut pas le tirer en longueur : .l'ai tout dit ; en un mot, cette lîère Caliste Dans ses cruels mépris incessamment persiste; C'est toujours elle-même , et sous sa dure loi , Tout ce qu'elle a d'orgueil se réserve pour moi ; Cependant qu'un rival , ses plus chères délices, Redouble ses plaisirs en voyant mes supplices.
FLORIDAN
Ou tu te plains à faux , ou , puissamment épris , Ton courage demeure insensible aux mépris ;
» « Reposées du cerf, c'est le gisl et lict où il se repose au malin, en son retour du viandis. » (NicoT, Trésor de la Idtu/ue
française. )