‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 770 sur 1093 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

THÉODORE, CLÉORULE, STÉPHANIE.

STÉPHANIE

Marcelle n'est pas loin , et je me persuade

' Je ne parle pas des termes impropres , des locutions vicieuses dont cette pièce fourmille ; je laisse à part ces vers barbares :

Si son ord/e n'agit , l'effet ne s'en peat voir, Et je pense être qaitte y faisant mon ponvoir.

Faire votre pouvoir avec tant d'indulgence

Déployez-la , madame , à le faire haïr , etc. etc.

Mais il faut avouer que malheureusement , de cent tragédies françaises, il y en a quatre-vingt-dix-huit fondées sur un matiage qu'une des parties veut, et que l'autre ne veut pas ; c'est l'intrigue de toutes les comédies : c'est une uniformité qui fait tout languir. Les femmes, dit-on, qui fréquentent nos spectacles , et qui seules y attirent les hommes , ont réduit tous les auteurs à ae marcher que dans ce chemin qu'elles leur ont tracé ;

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