‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 791 sur 1093 · PLACIDE, PAULIN · texte numérisé non relu

PLACIDE, PAULIN

PLACIDE

Vous ne me direz plus qu'on vous l'a mise en garde, Paulin?

PAULIN

Elle n'est plus, seigneur, en mon pouvoir.

PLACIDE

Quoi ! vous en soupirez?

PAULIN

Je pense le devoir.

' Il ne manquait aux étonnantes lurpitudesde ceHepièceqqe la mauvaise plaisanterie flu madrigal , l'amour est un enfant timide. (V.) — Ce ()ue Voltaire appelle des turpitudes , et ce (|ui .serait en effet révoltant aujourd'hui (jue les bienséances sont mieux connues, sans que les mœurs soient devenues plus décentes , n'était pas jugé alors avec autant de sévérité. Vollaiie convient ailleurs que, vingt ans auparavant, la pièce eut peut-être été Irés-applaudie; et c'est au degré de perfection ou Corneille lui-même avait élevé la scène par ses chefs-d'œuvre, qu'il dut imputer la chute de Théodore. Cette réflexion devait interdire à Voltaire l'indécence de son style moqueur. ^P.)

' Qui aurait pu s'attendre , en voyant Cinnd et les belles scènes des Hornces, que, peu d'années après, quand le génie de Corneille était dans toute sa force , il mettrait sur le théâtre une princesse qu'on envoie dans un mauvais lieu , et un amant qui dit que l'amour est un enfant timide.^ (V.)

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