PROLOGUE
L'ouverture du théâtre présente de front aux yeux des spectateurs une vaste montagne , dont les sommets inégaux, s'élevant les uns sur les autres, portent le faite jusques dans les nues. Le pied de cette montagne est percé à jour par une grotte profonde qui lai.sse voir la mer en éloignement. Les deux côtés du théâtre sont occupés par une forêt d'arbres toufl'us et entrelacés les uns dans les autres. Sur un des sommets de 1» montagne paraît Melpomcne, la muse de la tragédie; et, à l'opposite, dans le ciel, on voit le Soleil s'avancer dans un char tout lumineux, tiré par les quatre chevaux qu'Ovide lui donne.