‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 909 sur 1093 · ACTE SECOIND · texte numérisé non relu

ACTE SECOIND

Cette place publique s'évanouit en un instant pour faire place à un jardin délicieux; et ces grands palais sont changés en autant de vases de marbre blanc , qui portent alternativement, les uns des statues d'où sortent autant de jets d'eau , les autres des myrtes , des jasmins el d'autres arbres de cette nature. De chaque côté se détache un rang d'orangers dans de pareils vases, qui viennent former un admirable berceau jusqu'au milieu du théâtre, et le séparent ainsi en trois allées, que l'arlilice ingénieux de la perspective fait paraître longues de plus de mille pas. C'est là qu'on voit Andromède avec ses nymphes qui cueillent des fleurs, et en composent une guirlande dont cette princesse veut couronner Phinée, pour le récompenser, par cette galanterie, de la bonne nouvelle qu'il lui vient d'apporter.

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