‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 91 sur 1093 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

FLORIDAN, PYMAINTE, DORISE.

PYMANTE saisit Dorise qui le fuyait.

Enfin , malgré ta fuite , Je te retiens, barbare.

DOBISE.

Hélas !

PYMANTE

Songe à mourir; Tout l'univers ici ne te peut secourir.

FLORIDAN

L'égorger à ma vue ! ô l'indigne spectacle ! Sus , sus , à ce brigand opposons un obstacle. Arrête , scélérat !

Téméraire , où vas-tu?

FLOBIDAN.

Sauver ce gentilhomme à tes pieds abattu.

noRisE , à Pymante.

Traître , n'avance pas ; c'est le prince. PYMANTE, tenant Dorise d'une main, et se battant de l'autre.

iN'importe ; Il m'oblige à sa mort, m'ayant vu de la sorte.

FLORIDAN

Est-ce là le respect que tu dois à mon rang ?

PYMANTE

Je ne connais ici ni qualité ni sang.

Quelque respect ailleurs que ta naissance obtienne,

Pour assurer ma vie , il faut perdre la tienne.

DORISE

S'il me demeure encor quelque peu de vigueur. Si mon débile bras ne dédit point mon cœur. J'arrêterai le tien.

PYMANTE

Que fais-tu, misérable?

DORISE

Je détourne le coup d'un forfait exécrable.

Avec ces vains efforts crois-tu m'en empêcher ?

FLORIDAN

Par une heureuse adresse il l'a fait trébucher. Assassin , rends l'épée.

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