NEPTUNE, LES TROIS NÉBÉIDES
NEPTUNE, dans son char formé d'une grande conque de nacre, et tiré par deux chevaux marins. Je sais vos déplaisirs , Mes filles ; et je viens au bruit de vos soupirs , De l'affront qu'on vous fait plus que vous en colère. C'est moi que tyrannise un superbe de frère , Qui dans mon propre État m'osant faire la loi , M'envoie un de ses fils pour triompher de moi. Qu'il règne dans le ciel , qu'il règne sur la terre; Qu'il gouverne à son gré l'éclat de son tonnerre; Que même du Destin il soit indépendant ; Mais qu'il me laisse à moi gouverner mon trident. C'est bien assez pour lui d'un si grand avantage, Sans me venir braver encor dans mon partage. Après cet attentat sur l'empire des mers ,