ACTE IV, SCÈNE VI
Puissent tous ses Toisins, ensemble conjurés.
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et, si ce n'est assez de toute Tltalie,
Que rOrient contre elle à l'Occident s'allie ;
Que cent peuples unis des bouts de l'univers
Passent pour la détruire et les monts et les mers !
Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles ,
Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
Que le courroux du ciel , allumé par mes vœux
Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre.
Voir ses maisons en cendre , et tes lauriers en poudre ;
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause , et mourir de plaisir !
HORACE, mettant Tépée à la main, et ponrsiiivant sa ssar qai 8*ea(hit.
C'est trop, ma patience à la raison fait place; Va dedans les enfers plaindre ton Curiace !
CAMILLE, blessée, derrière le théâtre.
Ah! traître!
HORACE, rerenant sur le théâtre.
Ainsi reçoive un châtiment soudain Quiconque ose pleurer un ennemi romain !