‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 102 sur 594 · PROCULE · texte numérisé non relu

PROCULE

Vous deviez la traiter avec moins de rigueur.

Ne me dis point qu'elle est et mon sang et ma sœur.

Mon père ne peut plus l'avouer pour sa fille :

Qui maudit son pays renonce à sa famille ;

Des noms si pleins d'amour ne lui sont plus permis :

De ses plus chers parents il fait ses ennemis ;

Le sang même les arme en haine de son crime.

La plus prompte vengeance en est plus légitime;

Et ce souhait impie, encore qu'impuissant, Est un monstre qu*il faut étouffer en naissant.

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