ACTE V, SCÈNE III. I3S
Et que tout mon courage, après de si grands coups. Parvienne à des succès qui n'aillent au-<lessous ; Si bie^ que, pour lasser une illustre mémoire,
I La mort seule aujourd'hui peut conserver ma gloire : Encor la &llait-ii sitôt que j'eus vaincu. Puisque pour mon honneur j'ai déjà trop vécu.
1 Un homme tel que moi voit sa gloire ternie, Quaud il tombe en péril de quelque ignominie; Et ma main aurait su déjà m'en garantir : Hais sans votre congé mon sang n'ose sortir; Comme il vous appartient, votre aveu doit se prendre ; C'est vous le dérober qu'autrement le répandre. Rome ne manque point de généreux guerriers ; Assez d'autres sans moi soutiendront vos lauriers; Que Votre Majesté désormais m'en dispense : Et si ce que j'ai fait vaut quelque récompense. Permettez , ô grand roi , que de ce bras vainqueur
) ie m'immole à ma gloire, et non pas à ma sœur.