‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 214 sur 594 · JTB AU CARDINAL MAZARIN · texte numérisé non relu

JTB AU CARDINAL MAZARIN

•cette voix publique , je n'y mêlerai point la faiblesse de mes pensées , ni la rudesse de mes expressions , qui pourraient diminuer quelque chose de son éclat; et je n'ajouterai rien aux célèbres témoignages qu'elle vous rend , qu'une profonde vénération pour les hautes qualités qui vous les ont acquis, avec une protestation très-sincère et très» inviolable d'être toute ma vie, Monseigneur, de Votre Éminence, le très-humble , très-obéissant, et très-fidele seniteur,

COR.NEÏLLli.

Si je voulais faire ici ce que j'ai fait en mes deux derniers ouvrages, et te donner le texte ou l'abrégé des auteurs dont cette histoire est tirée, aGn que tu pusses remarquer en quoi je m'en serais écarté pour raccommoder au théâtre , je ferais un avant-propos dix fois plus long que mon poème, et j'aurais à rapporter des livres entiers de presque tous ceux qui ont écrit Thistoire romaine. Je me contenterai de t*avertir que celui dont je me suis le plus servi a été le poète Lucain , dont la lecture m'a rendu si amoureux de la force de ses pen$ée^ et de la majesté de son raisonnemeat, qu'afii^ d'en enrichir notre Iç^ngue, j*ai fait cet effort pour réduire en poème dram^^tique ce qu'il 9 traité en épique. Ta trouveras ici cent ou deux cent$ ver$ traduit9 on ii^it^. i» lui *. Tal tâché de suivre ce grand homme dans le reste « et de prendre son caractère quand son exemple m'a manqué ; si je suis demeuré hien loin derrière , tu en jugeras. Cependant j'ai cru ne te déplaire pas de te donner ici trois passages qui ne viennent pas mal à mon sujet. Le premier est un épitaphe de Pompée, prononcé par Caton dans Lucain. Les deux autres sont deux peintures de Pompée et de César, tirées de Velleius Paterculus. Je les laisse en latin , de peur que ma traduction n*ôte trop de leur grâce et de leur force. Les dames se les feront expliquer.

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