‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 219 sur 594 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Ponr rentrer en Egypte étaient un froid secours.

Qu'il ne vante donc plus ses mérites frivoles;

Les effets de César valent bien ses paroles ;

Et si c'est un bienfait qu'il faut rendre aujourd'hui.

Comme il parla pour vous vous parlerez pour lui :

Ainsi , vous le pouvez et devez reconnaître.

Le recevoir chez vous, c'est recevoir un maître,

Qui, tout vaincu qu'il est, bravant le nom de roi.

Dans vos propres Etats vous donnerait la loi.

Fermez-lui donc vos ports, mais épargnez sa tête.

S'il le faut toutefois, ma main est toute prête-

J'obéis avec joie, et je serais jaloux

Qu'autre bras que le mien portât les premiers coups.

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