ACTE IV, SCÈNE II
Marcher arrogamment et braver nos drapeaux : Au spectacle insolent de ce pompeux outrage Ses farouches regards étincelaient de rage : Je Yoyais sa fureur à peine se dompter; . Et pour peu qu'on lé pousse , il est prêt d*éclater : Hais surtout les Romains que commandait Septime, Pressés de la terreur que sa mort leur imprime, Ne cherchent qu'à venger par un coup généreux Le mépris qu'en leur chef ce superbe a fait d'eux.
PTOLOMÉE
Mais qui pourra de nous approcher sa personne, Si, durant le festin, sa garde l'environne?
PHOTIN
Les gens de Comélie, entre qui vos Romains Ont déjà reconnu des frères, des germains, Dont l'âpre déplaisir leur a laissé paraître Une soif d'immoler leur tyran à leur maître : Os ont donné parole, et peuvent, mieux que nous, Dans les flancs de César porter les premiers coups. Son foux art de clémence, ou plutôt sa folie, Qui pense gagner Rome en flattant Comélie, Leur donnera sans doute un assez libre accès Pour de ce grand dessein assurer le succès. Mais voici Cléopâtre : agissez avec feinte , Seigneur, et ne montrez que faiblesse et que crainte. Nous allons vous quitter, comme objets odieux Dont l'aspect importun offenserait ses yeux.
PTOLOMÉE
AUez, je vous rejoins.