ACTE V, SCÈNE I
CÉSAR
Oui, je me souyiendrai que ce coeur magnanime
Au bonheur de son sang veut pardonner sou crime.
Adieu /ne craignez rien : Âchiîlas et Photin
Ne sont pas gens à vaincre un si puissant destin;
Pour les mettre en déroute, eux, et tous leurs complices»
Je n'ai qu'à déployer l'appareil des supplices ,
Et, pour soldats choisis, envoyer des bourreaux
Qui portent hautement mes haches pour drapeaux.
(César lent» •?« 1» A*naiiig.) CLÉOPATRE.
Ne quittez pas César; allez, cher Achorée, Repousser avec lui ma mort qu'on a jurée ; Et, quand il punira nos lâches ennemis, Faite&4e souvenir de ce qu'il m'a promis. Ayez l'œil sur le roi dans la chaleur des armes. Et conservez son sang pour épargner mes larmes.
ACHORÉE
Madame, assurez-vous qu'il ne peut y périr. Si mon zèle et mes soins peuvent le secourir.