‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 291 sur 594 · SCÈNE VI DORANTE, CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE VI DORANTE, CLITON

Que dis-tu de l*histoire, et de mon artifice? Le bon homme en tient-il? m'en suis-je bien tiré? Quelque sot en ma place y serait demeuré ; Il eût perdu le temps à gémir, à se plaindre , Et, malgré son amour, se fût laissé contraindre. Oh ! rutile secret que mentir à propos !

CLITON

Quoi ! ce que vous disiez n*est pas vrai?

DORANTE

Pas deux mots, Et tu ne viens d*ouîr qu'un trait de gentillesse Pom* conserver mon âme et mon cœur à Lucrèce.

CLITON

Quoi! la montre, Tépée, avec le pistolet...

DORANTE

Industrie.

CLITON

Obligez , Monsieur, votre valet :

Quand vous voudi*ez jouer de ces grands coups de madtre, Donnez-lui quelque signe à les pouvoir connaître ; Quoique bien averti, j'étais dans le panneau.

DORANTE

Va, n'appréhende pas d'y tomber de nouveau; Tu seras de mon cœur l'unique secrétaire , Et de tous mes secrets le grand dépositaire.

CLITON

Avec ces qualités j'ose bien espérer Qu'assez malaisément je pourrai m'en parer. Mais parlons de vos feux. Certes cette maîtresse.*.

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