SCÈNE IV
CLÉOPATRE, ANTIOCHUS, RODOGUNE, ORONTE, TIMAGÈNE, LAONICE, troupe.
TIMAGÉNE.
Ail! Seigneur!
Timagène, Quelle est votre insolence !
timagéke.
« AhiMadamel
ANTIOCHUSy reDdant la coape à Laoniee.
Parlez.
TIMAGËNE.
Souffrez pour un moment que mes sens rappelés...
ANTIOCHUS
Qu'est-il donc arrivé?
TINAGÈNE.
Le prince votre frère...
ANTIOCHUS
Quoi ! se voudrait-il rendre à mon bonheur contraire?
TINAGÈNE.
L'ayant cherché longtemps afin de divertir L'ennui que de sa perte il pouvait ressentir. Je rai trouvé, Seigneur, au bout de cette allée Où la clarté du ciel semble toujours voilée. Sur un lit de gazon, de faiblesse étendu, Il semblait déplorer ce qu'il avait perdu; Son âme à ce penser paraissait attachée; Sa tète sur un bras languissamment penchée, Immobile et rêveur, en malheureux amant...
Enfin, que faisait-il? Achevez promptemcnt.
TINAGÈNE.
D'une profonde plaie en l'estomac ouverte
Son sang à gros bouillons sur cette couche verte...
GLÉOPATRE.
Il est mort?
TINAGÈNE.
Oui, Madame.
GLÉOPATRE.
Âh! destins ennemis.
Qui m'enviez le bien que je m'étais promis ! Voilà le coup fatal que je craignais dans l'âme; Voilà le désespoir où Fa réduit sa flamme. Pour vivre en vous perdant il avait trop d'amour. Madame, et de sa main il s'est privé du jour.
TINAGÈNE, iCIéopâtre.
Madame ,il a parlé; sa main est innocente.
GLÉOPATRE, à Timagèoe.
La tienne est donc coupable ; et ta rage insolente , Par une lâcheté qu'on ne peut égaler.
L'ayant assassiné, le fait encor parler !