L'INFANTE, CHIMÈNE, LÉONOR, ELVIRE
l'infante.
Je ne viens pas ici consoler tes douleurs ; Je viens plutôt mêler mes soupirs à tes pleurs.
Prenez bien plutôt part à la commurfe joie ,
Et goûtez le bonheur que le ciel vous envoie , -
Madame : autre que moi n'a droit de soupirer.
Le péril dont Rodrigue a su vous retirer,
Et le salut public que vous rendent ses armes ,
A moi seule aujourd'hui souffrent encor les larmes :
Il a sauvé la ville , il a servi son roi ;
Et son bras valeureux n'est funeste qu'à moi.
l'infante.
Ma Chimène , il est vrai qu'il a fait des merveilles.