‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 431 sur 594 · PULCHÉRIE, GARDES · texte numérisé non relu

PULCHÉRIE, GARDES

PHOGAS.

Eh bien ! se rendra-t-il, Madame?

PULCHÉRIE

Quelque effort que je fasse à lire dans son âme ,

Je n'en vois que l'effet que je m'étais promis :

Je trouve trop d'un frère , et vous trop peu d'un iSls.

PHOGAS.

Ainsi le ciel vous veut enrichir de ma perte.

PULGHÉRIE.

n tient en ma faveur leur naissance couverte : Ce frère qu'il me rend serait déjà perdu Si dedans votre sang il ne l'eût confondu.

PHOGAS, iPoIcbérie.

Cette confusion peut perdre Tun et l'autre. En faveur de mon sang , je ferai grâce au vôtre : Hais je veux le connaître , et ce n'est qu'à ce prix Qu'en lui donnant la vie il me rendra mon fils.

(A Hértelins.)

Pour la dernière fois, ingrat, je t'en conjure; Car enfin c'est vers toi que penche la nature : Et je n'ai point pour lui ces doux empressements Qui d'un cœur paternel font les vrais mouvements. Ce cœur s'attache à toi par d'invincibles charmes. En crois-tu mes soupirs? en croiras-tu mes larmes? Songe avec quel amour mes soins t'ont élevé, Avec quelle valeur son bras t'a conservé ; Tu nous dois à tous deux.

HERACLIUS

Et, pour reconnaissance^ Je vous rends votre fils, je lui rends sa naissance.

PHOGAS.

Tu me l'ôtes, cruel, et le laisses mourir.

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