‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 538 sur 594 · PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE, CLÉONE · texte numérisé non relu

PRUSIAS, ARSINOÉ, FLAMINIUS, ATTALE, CLÉONE

CLÉONE

Tout est perdu. Madame, à moins d'un prompt remède : Tout le peuple à grands cris demande Nicomède ; Il commence lui-même à se faire raison'. Et vient de déchirer Métrobate et Zenon,

ARSINOÉ

n n'est donc plus à craindre, il a pris ses victimes : Sa fureur sur leur sang va consumer ses crimes; Elle s'applaudira de cet illustre effet , Et croira Nicomède amplement satisfait.

FLAMINIUS

Si ce désordre était sans chefs et sans conduite,

Je voudrais, comme vous, en craindre moins la suite;

Le peuple par leur mort pourrait s'être adouci :

Mais un dessein formé ne tombe pas ainsi ;

n suit toujours son but jusqu'à ce qu'il l'emporte;

Le premier sang versé rend sa fureur plus forte ;

Il l'amorce, il l'achame, il en éteint l'horreur.

Et ne lui laisse plus ni pitié ni terreur.

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