‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 537 sur 594 · FLAMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE · texte numérisé non relu

FLAMINIUS, ARSINOÉ, ATTALE

ARSINOÉ

Seigneur, c'est remporter une haute victoh-e Que (le rendre un amant capable de me croire : J'ai su le ramener aux termes du devoir, Et sur lui la raison a repris son pouvoir.

FLAMINIUS

Madame , voyez donc si vous serez capable

De rendre également ce peuple raisonnable.

Le mal croît; il est temps d'agir de votre part,

Ou, quand vous le voudrez, vous le voudrez trop tard.

Ne vous figurez plus que ce soit le confondre

^ûue de le laisser faire et ne lui point répondre.

Rome autrefois a vu de ces émotions ,

Sans embrasser jamais vos résolutions.

Quand il fallait calmer toute une populace,

Le sénat n'épargnait promesse ni menace ,

Et rappelait par là son escadron mutin

Et du mont Quirinal et du mont Aventin ,

Dont il l'aurait vu faire une horrible descente ,

S'il eût traité longtemps sa fureur d'impuissanld,

Et l'eût abandonnée à sa confusion ,

Comme vous semblez faire en cette occasion.

ARSINOÉ

Après ce grand exemple en vain on délibère : Ce qu'a fait le sénat montre ce qu'il faut faire; Et le roi... Mais il vient.

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