‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 94 sur 594 · LE VIEIL HORACE, CAMILLE · texte numérisé non relu

LE VIEIL HORACE, CAMILLE

LE VIEIL HORACE

Ne me parlez jamais en faveur d*un infâme ; Qu'il me fuie à Tégal des frères de sa femme : Pour conserver un sang qu'il tient si précieux, D n'a rien fait encor s'il n'évite mes yeux. Sabine y peut mettre ordre, ou derechef j'atteste Le souverain pouvoir de la troupe céleste...

CAMILLE

Ah! mon pire, prenez un plus doux sentiment; Vous verrez Rome même en user autrement, Et, de quelque malheur que le ciel l'ait comblée. Excuser la vertu sous le nombre accablée.

LE VIEIL HORACE

Le jugement de Rome est peu pour mon regard, Camille; je suis père, et j'ai mes droits à part. Je sais trop comme agit la vertu véritable : C'est sans en triompher que le nombre l'accable ; Et sa mâle vigueur, toujours en môme point. Succombe sous la force, et ne lui cède point. Taise2>-vous, et sachons ce que nous veut Valère.

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