‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 127 sur 227 · II · texte numérisé non relu

II

Çj uand à longs traits je boy Tamoureuse estîncelle ^V^Qui sort de tes beaux yeux, les miens sont es- D'esprit ny de raison , trouble , je ne jouis, [blouis; Et comme yvre d'amour tout le corps me cnancelle.

Le cœur me bat au sein , ma chaieur naturelle Se refroidit de peur, mes sens évanouis Se perdent dedans Pair, tant tu te réjouis D'acquérir par ma mort le surnom de cruelle.

Tes regards foudroyants me percent de leurs rais Tout le corps . tout le cœur, comme poinctes de trais Que je sens aeaans l'ame ; et, quand je me veux plaindre

Ou demander mercy du mal que je reçois , Si bien ta cruauté me reserre la vois, Que je n'ose parler, tant tes yeux me font craindre.

Ma douce Hélène, non^ mais bien ma douce haleine, Qui froide rafraischis la chaleur de mon cœur,

a. Var. :

Par le nouveau Printemps, fils atni de Nature, Par le cristal fui roule au giron des ruisseaux , Et par les rossignols, miracle des oiseaux, Que seule vous serez ma dernière aventure,

*. Var. :

La vertu qui vous pleige en est la caution,

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