‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 142 sur 227 · Charton» conducteur de voitures · texte numérisé non relu

Charton» conducteur de voitures

2. Sorte de simple qui prend son nom de sa nature. Et ce n'est pas sans cause qu'il luy fait ce présent, la sempervive est d'une habitude à faire aimer. C'est pourquoy on l'attachoit anciennement aux portes des maisons, pour en chasser toutes haines et inimitiés. (R.)

). Imité de ce sonnet de Pétrarque :

Stiamo amor à ^téu la gloria nostra.

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Vov comme son bel œil , mon bel astre divin , Reluit comme une lampe ardente dans un temple {a), Voy son corps, des beautez le pourtrait et 1 exemple,

?iii resemble une aurore au plus beau du matin : oy son esprit , seigneur du sort et du destin , Qui passe la nature en qui Dieu se contemple. Regarde- la marcher toute pensive à soy(^), T'emprisonner de fleurs et triompher de tov ; Voy naistre sous ses pieds les herbes bien-neureuses;

Voy sortir un printemps des rayons de ses yeux ; Et voy comme à Tenvy ses flames amoureuses Embellissent la terre et serenent les cieux.

Tandis que vous dancez et ballez à vostre aise , Et masQuez vostre face ainsi que vostre cœur. Passionné d amour, je me plains en langueur Ore froid comme neige, ore chaud comme braise.

Le carnaval vous plaist ; je n'ay rien qui me plaise Sinon ce souspirer contre vostre rigueur, Vous appeler ingrate , et blasmer la longueur. Du temps que je vous sers sans que mon mal s'appaise.

Maistresse , croyez-moy, je ne fay que pleurer, Lamenter, souspirer et me désespérer; Je désire la mort^ et rien ne me console.

Si mon front, si mes yeux, ne vous en sont tesmoins. Ma plainte vous en serve , et permettez au moins Qu'aussi bien que le cœur je perde la parole.

a. Var. :

Surmonte la clarté des lampes de ton temple.

b. Var. :

Voy son front, mais un ciel seigneur de mon destin. Où comme en un mirouer Nature se contemple, Voy-la marcher pensive, et n'aimer rien que soj.

}io Sonnets

KT 'oubliez, mon Hélène, aujourd'huy qu'il faut pren-

Des cendres sur le front, qu'il n'en faut point chercher Autre part qu'en mon cœur, que-vous faites seicher, Vous riant du plaisir de le tourner en cendre.

Quel pardon pensez>vous des Célestes attendre ? Le meurtre de vos yeux ne se sçauroit cacher; Leurs rayons m'ont tué , ne pouvant estancher La playe au 'en mon sang leur oeauté fait descendre.

La douleur me consume; ayez de mov pitié.

Vous n'aurez de ma mort ny profit ny louange : Cinq ans méritent bien quelaue peu a'amitié.

Vostre volonté passe , et la mienne ne changée. Amour, qui void mon cœur, void vostre mauvaistié; Il tient l'arc en la main , gardez qu'il ne se vange.

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