Charton» conducteur de voitures
2. Sorte de simple qui prend son nom de sa nature. Et ce n'est pas sans cause qu'il luy fait ce présent, la sempervive est d'une habitude à faire aimer. C'est pourquoy on l'attachoit anciennement aux portes des maisons, pour en chasser toutes haines et inimitiés. (R.)
). Imité de ce sonnet de Pétrarque :
Stiamo amor à ^téu la gloria nostra.
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Vov comme son bel œil , mon bel astre divin , Reluit comme une lampe ardente dans un temple {a), Voy son corps, des beautez le pourtrait et 1 exemple,
?iii resemble une aurore au plus beau du matin : oy son esprit , seigneur du sort et du destin , Qui passe la nature en qui Dieu se contemple. Regarde- la marcher toute pensive à soy(^), T'emprisonner de fleurs et triompher de tov ; Voy naistre sous ses pieds les herbes bien-neureuses;
Voy sortir un printemps des rayons de ses yeux ; Et voy comme à Tenvy ses flames amoureuses Embellissent la terre et serenent les cieux.
Tandis que vous dancez et ballez à vostre aise , Et masQuez vostre face ainsi que vostre cœur. Passionné d amour, je me plains en langueur Ore froid comme neige, ore chaud comme braise.
Le carnaval vous plaist ; je n'ay rien qui me plaise Sinon ce souspirer contre vostre rigueur, Vous appeler ingrate , et blasmer la longueur. Du temps que je vous sers sans que mon mal s'appaise.
Maistresse , croyez-moy, je ne fay que pleurer, Lamenter, souspirer et me désespérer; Je désire la mort^ et rien ne me console.
Si mon front, si mes yeux, ne vous en sont tesmoins. Ma plainte vous en serve , et permettez au moins Qu'aussi bien que le cœur je perde la parole.
a. Var. :
Surmonte la clarté des lampes de ton temple.
b. Var. :
Voy son front, mais un ciel seigneur de mon destin. Où comme en un mirouer Nature se contemple, Voy-la marcher pensive, et n'aimer rien que soj.
}io Sonnets
KT 'oubliez, mon Hélène, aujourd'huy qu'il faut pren-
Des cendres sur le front, qu'il n'en faut point chercher Autre part qu'en mon cœur, que-vous faites seicher, Vous riant du plaisir de le tourner en cendre.
Quel pardon pensez>vous des Célestes attendre ? Le meurtre de vos yeux ne se sçauroit cacher; Leurs rayons m'ont tué , ne pouvant estancher La playe au 'en mon sang leur oeauté fait descendre.
La douleur me consume; ayez de mov pitié.
Vous n'aurez de ma mort ny profit ny louange : Cinq ans méritent bien quelaue peu a'amitié.
Vostre volonté passe , et la mienne ne changée. Amour, qui void mon cœur, void vostre mauvaistié; Il tient l'arc en la main , gardez qu'il ne se vange.