I . Imité de Pétrarque, au sonnet
h) lemo si di begli occhi l'assalto.
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POUR' HELENE. }2y
Afin de ne mourir pour tant d^ fois retiaistre, J'avois cent foî^ juré de ne les Voir jamah,
Me parjurant autant ^''autant ieie promets :
Car soudain je retourne à t'engluèr mon aile. Ne m'appeHez donc plus dissimulé ne feinta*
Aimer ce qui fait irial et revoir Ce qu'on craint
Est le gage certain d'un service fidefe.
e voyois, me couchant, s'esteindre une chandeRft,
Et je disois, au lict,* bassement à par moy.v « P^eust i Dieu que ie soin , que la peihe et rèsmoy Qu'Amour m'eng^Ve au cœur, s'esteignissent comme elle 1
Lin mastin enra^ , qtii de sa dent cruelle Mord un homme, Hiuy laisse une image de soy Qu'il void toQsjbOTs eii Peau (i); ainsi tousjotirs je voy, Soit veillant ou dormant, le portrait de ma belle.
Mon sangchaud en e^t cause. Or, comme on void sou- L'esté moins bouillonner que l'automne suivant , [vent Mon septembre est plus chaiid que mon juin, de fortune.
Helas! pour vivre trop, j'ay trop d'impression. Tu es mort une fois , bien-netireux Ixion , Et je meurs 'mtlle'46is pour n'en mourir,pas une I »
Bon jour, ma douce vie ; autant r^iply de jqye Que triste, je vous dis au départir : Adieu ! En vostre bonne grâce, hé! dites-moy ({uel lieu Tient mon cœur que captif devers vous.je renvoyé;
Ou bien si la longueur du temps et de la voye Et l'absence des lieux ont amorty le feu
I. Et de là teste maladie s'appelle ir^3«$ û^/M^eSucèv, k cause que les lymphati<)ues qui sont touchez de ce mal craignent Peau, pour Tobject du chien que l'eau tournis leur rq)resente. (R.)*
J28 Sonnets
Qui commençoH en vous à se monstrer un peu.
Au moins, s'il n'est ainsi , trompé je le pensoje.
Par esprettve je sens que les amoureux traits Blessent pins fort de loin qu'à Tbeure qu'ils sont prés^ Et que l'absence engendre au double le servage.
Je suis content de vivre en Testât où fe suis ; De passer plus avant, je ne dois ny ne puis : Je deviendrois tout fol ob je veux estre sage.
mour, qui tiens tout seul de mes pensers la clef» LOui ouvres de mon CGcur les portes et les serres, ui aune mesme main me guarb et m'enlerres, ui me fais trespasser et vivre derechef ; 'Yu distilles ma vie en si pauvre mechef,
Sulierbes, drogues, ny jus, ny puissance de pierres, e pourroient m'aliq;er. tant (Tamoureuses guerres Sans trêves tu me fais, au pied jusques au chef.
Oiseau comme tu es, fais-moy naistre des ailes , Afin de m'en-voler pour jamais ne la voir :
En volant je perdray les chaudes estîncelles
Que ses yeux sans pitié me firent concevoir.
Dieu nous vend chèrement les choses qui sont belles , Puis qu'il faut tant de fois mourir pour les avoir.
XXI (i).
Amour, tu es trop fort, trop foible est ma raison Pour soustenir le camp d'un si rude adversaire ; Va, badine Raison (a), tu te laisses des£ure ; Dés le premier assaut on te meine en prison.
Je veux, pour secourir mon. chef demi-grison,