‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 192 sur 227 · IV · texte numérisé non relu

IV

Entre tes bras, impatient Roger (Pipé du fara de magique cautelle].

Pour refroidir ta chaleur immortelle, Au soir bien tard Alcine vint loger (2).

Opiniastre à ton feu soulager, Ore planant, ore nouant sus elle, Dedans le gué d'une beauté si belle

1 . Il confond poétiquement sa Cassandre avec la Cassandre troyenne.

2. Roger, dés qu'il arriva au chasteau de la belle magicienne Alcine, obtint d'icelle ce que les amans souhaitent le plus. (Mur.)

RETRANCHÉES. jpi

Toute une nuit tu appris à nager (a).

En peu de temps le gracieux Zephyre , D'un vent heureux empoupant ton navire , Te fit surgir dans le port amoureux.

Mais quand ma net de s'aborder est preste , Tousjours plus loin quelque horrible tempeste La single en mer, tant je suis mal-heureux.

V(is6o).

Petit nombril , que mon penser adore , Et non mon œil , qui n eut oncques le bien De te voir nud . et qui mérites bien Que quelque ville on te bastisse encore;

Signe divin oui divinement ore Retient encor randrogyne lien , Combien et toi, mon mignon, et combien Ton embonpoint folastrement j'honore.

Ny ce beau chef, ny ces yeux, ny ce front, Ni ce doux ris , ni cette main qui fond Mon cœur en source et de pleurs me fait riche,

Ne me pourroient la douleur alenter Sans espérer quelque jour de taster Ton compaignon^ où mon plaisir se niche (^).

NI

VIti$67).

ce corat , qui double se compassé ur mainte perle entée doublement,

«. Var. (IJ84) :

Entre les bras d*wu dame si belle , Tu sceus d'Amour et d'elle te vanger.

b. Var. (1578):

Ny ce beau sein où les flèches se font, Que les beautez diversement se forgent,

Ne me pourroient la douleur conforter Sans espérer quelque jour de taster Ton compagnon, où les Amours se logent.

}92 Pièces

Ny ceste bouche, oh vit fertîlement

Un mont d'odeurs qui le Liban surpasse;

N y ce bel or qui frisé s'eotrelasse En mille noads crespez folastremeot, Ny ces œillets égalez uniment Au blanc des lis encharnez dans sa face;

Ny de ce front le beau ciel esclarcy, Nv le double arc de ce double sourcy, N ont à la mort ma vie abandonnée:

Seuls vos beaux yeux (ob le certain archer.

Pour me tuer, d'aguet se. vint cacher) Devant le soir inissent ma journée.

Page 1