Anne etoit sœur de Marie des Sfarquets
2. Christophie de Choiseul. Ce sonnet fut plus tard 4^ié à Cherottvrier, l'un des meiUeun amis de l'auteur.
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Vostre plus jeune sœur, d'autant que le bouton D'un rosier franc surpasse une rose sauvage.
Je n^e sçaurois nier qu'un rosier de bocage Ne soit plaisant à l'œil et qu'il ne sente bon ; Aussi je ne dy pas que vostre sœur Annon Ne soit belle. Mais quoy 1 vous Testes davantage.
Je sçais bien qu'après vous elle a le premier prix , Et que facilement on deviendroit éprts De son jeune en-bon-point si vous estiez absente.
Mais, quand vous paroissez, lors sa beauté s'enfuit , Ou morne elle devient, par la vostre présente Comme les astres font quand la lune reluit.
XXI (i$6o).
Bien que vous surpassiez en grâce et en richesse Celles de ce pays et de toute autre part.
Vous ne devez pourtant, et fussiez-vous princesse, Jamais vous repentir d'avoir aymé Ronsard.
C'est luy, dame , qui peut avecque son bel art Vous affranchir des ans et vous faire déesse ; Il vous promet ce bien, car rien de luy ne part Qui ne soit bien poli , son siècle le confesse.
Vous me responderez qu'il est un peu sourdaut, Et que c*est déplaisir en amour parier haut; Vous dites vérité, mais vous celez après
Que luy, pour vous ouyr, s'approche à vostre oreille, Et qu'il baise à tous coups vostre bouche vermeille, Au milieu des propos, d^autant qu'il en est près.