‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 205 sur 227 · XXXIV · texte numérisé non relu

XXXIV

C'est trop aimé, pauvre Ronsard; délaisse D'estre plus sot , et le temps despendu A pourchasser l'amour d'une maistresse, Comme perdu pense l'avoir perdu.

Ne pense pas, si tu as prétendu En trop haut lieu une haute déesse, Que pour ta peine un bien te soit rendu :

Amour ne paist les siens que de tristesse.

Je cognois bien que ta Sinope t'aime , Mais beaucoup mieux elle s'aime soy-mesme.

Qui seulement amy riche désire. .

Le bonnet rona , que tu prens maugré toy.

Et des puinez ta rigoureuse loy, La font changer, et (peut-estre) à un pire.

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