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Avant vostre partir je vous fais un présent (Bien que sans ce présent impossible est de vivre) : Marie, c'est mon cœur qui brusle de vous suivre; Mettez-l'en vostre coche , il n'est pas si pesant.
Il vous sera fidèle, humble et obéissant.
Comme un qui de son gré à vous servir se livre; Il est de toute amour, fors la vostre, délivre.
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Hiii b vostrc le tut y et uist le nul tni^il sent. Mais plus vous le tuez , et plus vostre se aaïamt.
Et dh que pour le moins iT vaut le gentil -homnie Q$i d'amour vous enflamme et n'en est enjlam<i.. merveilleux effeU de j'incoustaoce humaine I Ccluy qui aime bien languit tousjdurs ep peine; Cdi^ qui n'aime point est toujoun bien aimé.
XXXtUijâol.
Ma Sinope, mon coeur, ma tie et ma lumière , Autant que vous passez toute jeune pucelle Ea grâce et en beautf , autant vous estes celle Qui m'estej k grand tort inconstante et légère.
Pardon siie^l'ay dit: ias! plus vous m'estesfiire, Plus vous me decevei, plus vous me semblez belle. Plus vous m'estes volage , inconstante et rebelle, Et plus je vous estime, et plus vous m'estes chère.
Vous fournissant d'amy qui fut plus beau que moy, Plus jeune et plus dispos, mais non d'amour si forte. Doncques je me condamne et vous absous du fait; Car c'est bien ta raison que U peine je porte , ' SioQpe, et non paS vous, du pechi que j'ay fait.
XXXintiifio}. .
D'an sang froid , noir et lent , je sens glacer mon cœur, [touche;
Quand quelcun parle 1 voui, ou qaand quekûn vons
J^out contre celuy qui reçoit tant d'honneur.
Je sujs (je ne mens point) jaloux de voslre sœur, De mon ombre, de rho);, de mes yeux , de ma boucht ; Ainsi ce petit Dieu qui la raison me bouche Me tient tousjours en doulCj en soupçon et en peur.
Je pe puis les aimer, mais |e les hay bien (nrt. Les h)ys ni les amans De veulent point ensemble
RETRA.NCH^^S. 40$
Avoir de compagnons. HélaS;! je leur ressemble : Plus tost que d en avoir, je destre la mort'(â).