Ce Sonnet est tiré de Pétrarque, 179, i
2. Cassandre, fille à Priam, fut prophète. Il feint que sa Cassandre Test aussi. (M.)
Premier Livre. 13
Tu seras fait du vulgaire la fable, Tu bastiras sur Pincertain du sable , Et vainement tu peindras dans les aeux.
Ainsi disoit la nymphe qui m'afFolle, Lors Que le ciel , témom de sa parolle, D'un aextre éclair fut présage a mes yeux.
Je voudrois bien, richement jaunissant.
En pluye d'or goutte à goutte descendre Dans le giron de ma belle Cassandre, Lors qu'en ses veux le somme va slissant;
Puis je voudrois, en taureau blanchissant Me transformer, pour sur mon dos la prendre Quand elle va sur Therbe la plus tendre Seule , à l'écart , mille fleurs ravissant (« ).
Je voudrois bien , pour alléger ma peine , Estre un Narcisse , et elle une fontaine , Pour m'y plonser une nuict à séjour,
Et voudrois bien que ceste nuit encore Fust éternelle, et que jamais l'Aurore Pour m'éveiller ne r'allumast le jour.
Çj u'Amour mon cœur, qu'Amour mon ainesonde,
^^^^Luy qui cognoist ma seule intention ,
Il trouvera que toute passion
Vefve d'espoir par mes veines abonde.
Mon Dieu, que j'aime! Est-il possible au monde De voir un cœur si plein d'affection Pour la beauté d'une perfection Qui m'est dans l'ame en playe si profonde ?