I. Maralle
Quo te depereo mtgis magisque , OSisti roagis et magis, Neacra.
4ia Pitcxs. . . -
Es-tu qndiliu Busire, ou Cacus iaharoun.
Pour le sonler amsi du pauvK sang humain.?
Fiere, ne cTïini-iu point NemeiisTa de*sie,
Qui te demaiûif ra mim sang v«rsé i tort f Ne crainj-tu point il'is S<furs U troupe vengeresse. Qui puniront U bj^ ion crime après U nort ?
XLVin{ii6o).
Ne me dy pins, [Vibert(i), que jec}ianted'Amoar, Ce traistre, ce méchdnl ; commeiit poDrroj'-je faire Que mon esprit voulust louer son adversaire.
Qui ne donne 1 ma peine un moment de séjour I
S'il m'avoilfait, Ikbert, seulement un bon tour, Je l'en remercirois, mail il ne le veut plïire Qy'i renareger mon mal, et. pour mieux me dtbin, Me met devant les yeux ma dame nuit et jour.
Bien que Tantale loit misérable lÀ-bas, Je le passe en mal-heur: car, s'il ne mange pat Le fruict qui pend sur luy, toutesfois il le touche,
Elle baise, et s'en joue; et moy, bien que je soii Auprèi de mon plaiùr, seHlerocnt de U bouche Ny des mains tant soit peu tosdier ne l'oserois.
XLIX(is6o).
Dame, je meurs pour vous, je meurs pour rons , Ma- ' dame; Dame, je meurs pour vous, et si ne vous en chaut; ' ~ ens pour vous au coeur un brasier si treichant ;, pour le refroidir, je veux bien rendre i'ame. ' is aurez pour jamais nn scandaleux diffane . Ls me meurdrisKz sms voni bire un défaut. Ha I que voulei-vous dire l «st-ce ainsi comme il UnX Par une cruauté vous honorer d'un blasme ?
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Non, VOUS ne me pouvez reprocher que je sois Un effronté menteuf : car mon teint et ma vois, Et mon chef ja grisqn, vous seryenl d'asseurance.
Et mes yeux trop enfler^ et mon cœur plein d*emoy. Hé ! que feray-je plus , puis que nulle créance Il ne vous plaist donner aux témoins de ma foy ?
L (is^).
Il ne sera jamais, soit que je vive en terre. Soit qu'aux enfers je sois, ou là haut dans les cieux, Il ne sera jamais que je n'aime trop mieux Que myrte ou que laurier la fueille de lierre.
Sur elle ceste main qui tout le cœur me serre Trassa premièrement de ses doigts gracieux Les lettres de l'amour que me portoient ses yeux Et son cœur, oui me faict une si douce guerre.
Jamais si oelle fueille à la rive Cumée Ne fut par la Sibylle en lettres imprimée , Pour bailler par escrit aux hommes leur destin ,
Comme ma dame a peint d'une espingle poignante Mon sort sur le lierre. Hé ! Dieu, qu Amour est fin ! Est-il rien qu'en aimant une dame n'invente ?
Llds^o).
Je veux lire en trois jours l'Iliade d'Homère, Et pour ce ^ Corydon , ferme bien l'huis sur moy ; Si rien me vient troubler, je t'asseure ma foy, Tu sentiras combien pesante est ma colère.
Je ne veux seulement que npstre chambrière Vienne faire mon lit, ton compagnon ny toy; Je veux trois jours entiers demeurer à requoy, Pour follastrer après une sepmaine entière.
Mais, si quelqu'un venoit de la part de Cassandre , Ouvre -luy tost la porte, et ne le fais attendre, Soudain entre eh ma chambre et me vien accoustrer.
Je veux tant seulement à luy seul me moAstrer;
414 Piftccs .
Aa reste, si an dieu vouloit pour moy descendre
Du ciel , ferme la porte, et ne le labse entrer.
LII[i$6o](i).
A pas mornes et lents seulet je me promeine , /\ Nonchalant de moy-mesme, et, quelque part 4|ue Un penser importun me livre la bataille^ [j'aille.
Et ma fiere ennemie au devant me rameine.
Penser I un peu de trêve. Hé ! permets que ma peine Se soulage un petit, et tousjours ne me baille Argument de pleurer pour une oui travaille Sans relasche mon cœur, tant elle est inhumaine.
Or, si tu ne le fais, je te tromperay bien ; Je t'asseure, Penser, que tu péroras ta place Bien-tost, car je mourray pour abatre ton fort.
Puis, quand je seray mort, plus ne sentiray ijen 'Tu m'auras beau navrer) que ta rigueur me face, Ma dame , ny Amour : car rien ne sent un mort.