I . Publié en i (78, ainsi que las deux suivants
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Ils sont aussi de diverse pomotorc,
Monstrant au'Amour n'est «rJeq que changemont.
Ce petit ûieu nasquit de la tounnente , Et pource il est de nature inconstante; Aussi tousjours A varier il tasche*
Quand vous m'aimiez, sur tous vous n'estiez cher; Mais maintenant qu'il vous ):4aist vous fascher Encontre moy, contre vous je me fasclie.
monr, je ne me plains de l'orgueil endurcy Ny de la cruauté de ma jeune Lucresse , Ny comme sans secours languir elle me laisse ; Je me plains de sa main et de son godmichy.
C'est un gros instrument par le bout ètrecy Dont, chaste, elle corrompt toute nuict sa jeunesse : Voilà contre l'Amour sa prudente finesse , Voilà comme elle trompe un amoureux soucy.
Aussi^ pour recompense, une haleine puante.
Une ^aire espessie entre les draps gluante, Un œil hâve et batu. un teint palle et desfaict
Monstrent qu'un faux plaisir toute nuict la possède. 11 vaux mieux estre Phryne et Laîs tout à faict Que se feindre Lucresse avec un tel remède.
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A MP LE DUC DE TOURAINE, FRANÇOIS DE VAlOlS Frère du roy, faisant son -entrée à Tours.
La Nymphe dt la fontaine dt Beaune parie.
Prince du sang troyen , race des rois France, Dont l'ame généreuse est compaigne des dieux;
I. Ce sonnet et les dix suivants sont singulièrement placés parmi les amours. A rimitation desanciens édtteun, nous avons cm devoir ies y laisser.'
RETRANdllâES. 42^
Prince enoui le> desUa , 4â^ nature et les cieuc Ont versé d'un accord-une bell«4nfl^ance,
Tu as de ton soleil l'effect et la jouissance , Tu romps Pobscttrité des hommes vicieux 1 Tu entretiens les bons de ton ceil radieux, Car tous jours la bonté t'a ple^ dès ton eniancft.
Ces arbres , <:es jardii^ , ces antres ^et ces. bois »; Ces fontaines, ces fleurs, t'appellent d'un^ voix>, Toy, grand Prince françois, sous qui Mars est servile.
Dieu veut les volontés; des hommes /qui sont siens; Tu ne veux, comme luy, ny richesses ny biens, , Mais l'esprit et les cœurs, et l'amour de taville^
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