A MONSIEUR DE L'AUBESPINE
Je suis la nef, vous estes mon pilote; Sans L'Aubespine on ne peut voyager.
Sous vostre vent ma voile il faut ranger^ Au gré duquel il convient que je flpte. '
En pleine mer la tempeste trop forte Pousse ma barque au rocher esftranger; De tous costez )'apperç<^ te danger, Et si pour moy toute espérance est morte.
Forcez le ael et la vague et |e vent, Et mon vaisseau conduisez en'ayaat Au port heureux du tranottiHerWage.
C'est bien raison que 1 -homme; soit humain , Et qu'en voyant ses amis «u naufrage , Au moins du bord il leur tende la main.
LXXÎI(iç7j).
A. J, D'AVANSON.
Çj u'on ne me vante plus d'Ulysse le voyage, >^Qui ne vit en dix ans que Circe et Calypson,
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Le Cyclope, et Sqrlla qui fiit demy-poissoir^ Et des fiers Lestrygons l'ensanglante rivage.
Nostrc Ulysse trançois en a veu d'avantage Seulement en trois ans; c'est ce grand D'Avanson^
?ui vit en moins de rien d'une estrange façon oute Rome s'enfler et de guerre et crorage.
Il vit deux papes morts, u vit Sienne remise En son premier estât, puis perdre sa franchise; n vit l'Europe en branle, et tout ce siècle aussi
Changer a'estats , de mœurs , de loix et de police. Ulysse ne vit pas si grands faits que ceux-cy : Aussi mon D'Avanson est bien plus grand qu'Ulysse.
LXXIIU1S60).