Endymion
2. Presque tout ce sonnet est semblable à un d'un Italien nommé Antonio Francesco Rinieri. (M.)
). Semblable presque est le loie sonnet de la première partie de Pétrarque. (M.)
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LV)bscur m'est jour, le jour m'est une nuit , Tant son absence asprement me travaille.
Le lict me semble un dur champ de bataille , Rien ne me plaist , toute chose me nuit , Et ce penser qui me suit et re-suit Presse mon cœur plus fort qu'une tenaille.
Ja prés du Loir, entre cent mille fleurs, Saoulé d'ennuis , de regrets et de pleurs.
J'eusse mis fin à mon angoisse forte ,
Sans quelque Dieu qui mon oeil Ta toumaat Vers le pays où tu es séjournant , Avec mou cceur, dont l'air me reconforte.
Comme le chaud, ou dedans Erymanthe, Ou sus Rhodope , ou sur un autre mont , En beau cristal le blanc des neiges fond Par sa tiédeur lentement vdiemente,
Ainsi tes yeux (éclair qui me tourmente), Qui cire et neige à leur regard me font , Touchant les miens, ja distillez les ont En un ruisseau qui de mes pleurs s'augmente.
Herbes ne fleurs ne séjournent auprès, Ains des soucis, des ifs et des cyprès .
Ny d'un vert gai sa rive n'est point pleine.
Les antres eaux par les prez vont roulant, Mais ceste-cy par mon sein va coulant , Qui uuit et jour s'enfle et bruit de ma peine.
CLIl{i).
e soins mordans et de soucis divers Soit sans repos ta paupière éveillée ;
I . Ce sonnet a esté fiait contre quelques petits secrétaires , muguets et mignons de cour, lesquels, ayans le cerveau trop foiUe pour entendre les escrits de Tautheur^feignoient reprendre et aiespriser ce qu'ils n'enteodoient pas. (M.)
88 Amours.
Ta lèvre soit de noir venin mouillée , Tes cheveux soient de vipères couvers ;
Du san^ iiifet de ces gros lezars vers Soit ta poitrine et ta gorge souillée, Et d'une œillade envieuse et rouillée.
Tant que voudras^ jg^iene-moy de travers :
Tousjours au ctel je leveray la teste»
Et d'un escrit qui bruit comme tempeste Je foudroi'ray de tes monstres l'effort.
Autant de fois que tu seras leur guide Pour m'assaillir dans le cœur de mon fort , Autant de fois me sentiras Alcide.
De la mielleuse et fielleuse pasture Dont le surnom s'appelle trop aimer.
Qui m'est et sucre et riagas('} amer, Sans me saouler je pren ma nourriture :
Car ce bel œil qui force ma nature D'un tel jeûner m'a tant fait consumer, Que je ne puis ma faim des-affamer Qu^u seul regard d'une vaine peinture.
Plus je la voy, moins saouler je m'en Un vrav Narcisse en misère je suis:
Hé ! qu amour est une cruelle chose !
Je cognoy bien qu'il me fera mourir, Et si ne puis ma douleur secourir.
Tant j'ay sa peste en mes veines enclose.
puis;
CLIII(a).
ue lâchement vous me trompez, mes yeux, Enamourés d'une figure vaine 1