C'est une espèce de poison. (M
2. Plaintes de Narcisse, qu'il nomme Géphiside, parce qu'il étoit fils de Céphise, fleuve de Bœotie. Imité d'Ov|de , Métam.yliv. }.
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Premier Livre. 89
nouveauté d'une cruelle peine !
fier Destin ! 6 malice des Cieux !
Faut-il que moy, de moy-mesme envieux , Pour aimer trop les eaux (l'une fontaine, Je brûle après une image incertaine Qui pour ma mort m'accompagne en tous lieux; ^t quoi ! faut-il que le vain de ma face De membre en membre anéantir me face , Comme une cire au raiz de la chaleur !
Ainsi pleuroit Pamourèux Cephiside , Quand il sentit, dessus le bord humide, De son beau sang naistre une belle fleur.
En ma douleur, las! chètif, je me plais.
Soit quand la nuict les feux du ciel augmente, Ou quand TAurore en-jonche(i) d'amaranttie (') Le Jour meslé d'un long fleurage espais.
D'un joyeux dueil sans fin je me repais , Et, quelque part où seulet je m'absente, Devant mes yeux je voy tousjours présente Celle qui cause et ma guerre et ma paix.
Pour l'aimer trop , également j'endure Ore un plaisir, ore une peine dure , Qui d'ordre égal viennent mon cœur saisir;
Et d'un tel miel mon absinthe est si pleine Qu'autant me plaist le plaisir que la peme , La peine autant comme fait le plaisir.
1. Tapisse. La métaphore est prise des joncs qu'on jette par la plaée pour donner fraischeur l'esté. (M.)