Ce commencement est de Bembo
La fera , che scolpita nel cor tengo ,
Cosi Iliavess' io viva entre le brachia. (M.)
2. Ce sont les propos que tient Apollon à Daphné en Ovide, Metam. i. (M.)
}. Devant que mon ame descendist du ciel pour entrer dedans le corps, selon l'opinion des Platoniques. (M.)
Vint à mon cœur , dont j'ay vescu depuis Ore en plaisir, ore en peine cruelle.
Si qu'en voyant ses beautez , et combien Elle est divine, il me ressouvint bien L'avoir jadis en Paradis laissée :
Car dés le jour que j'en re-fu blessé, Soit près ou loin , je n ay jamais cessé De Tadorer de fait et de pensée.
Voicy le bois que ma saincte Angelette Sur le printemps anima de son chant ; Voicy les fleurs o& son pied va marchant, Lorsque, pensive, elle s ébat seulette ;
lo , voicy la prée verdelette Qui prend vigueur de sa main la touchant, Quand pas à pas , pillarde , va cherchant Le bel émail de Pherbe nouvelette.
Icy chanter, là pleurer je la vy(»), Icy sourire , et là je fu ravy De ses beaux yeux par lesquels je des-vie ;
Icy s'asseoir, là je la vy danser :
Sus le mestier d'un si vague penser Amour ourdit les trames de ma vie.