‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 103 sur 155 · Bayard, cheval généreux et prompt à la main · texte numérisé non relu

Bayard, cheval généreux et prompt à la main

240 La Franciade.

L'autre, 4e faire excessives rapines Sur mainte église . à fin d'enrichir un Moustier à part du revenu commun.

[Au reste, accort , de bonnes mœurs, et sage , Qui craindra Dieu, ^ui punira l'outrage .

Des orphelins, qui vivra par conseil, Qui n'aura point aux armes son pareil.} Prudent guerrier, qui sera sans contrainte L'amour des siens, de ses voisins la crainte, [Qui chassera les peuples circoncis De ses pays; par qui seront occis Les Esclavons; qui dessus la campagne Estendra morts les peuples d'Allemagne ,] Et les Lombars par guerre destruira; Qui les Gascons rudement punira.

Et qui rendra la nation servile Des Poitevins, et qui Poitiers leur ville Saccagera par glaives et par feux , Et la fera labourer par des bœufs^ Semant du sel où furent ses murailles; Qui destruira les Hongres par batailles, Trenchant au fer. tant de peuples armez.

Des os des morts les champs seront semez, Et les chevaux naceront jusqu'au ventre, • Souillez de sang; la rivière qui entre ." Dedans la mer à peine par ses bords Pourra couler, tant elle aura de morts.

Luy, tout enfle de gloire militaire, Rendra sous luy Bretagne tributaire , Et leur royaume en duché changera.

Tout au contraire, amy, deschargera (Aux uns hautain, aux autres de^nnaire) Les fiers Saxons, surmontez par son père.

De trois cens bœufs qu'ils dévoient tous les ans. Puis , desliant de ses membres pesans L'ame légère, après mainte victoire.

Rendra son nom d'éternelle mémoire.

«L'autre qui suit, d'honneur environné,

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