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Nous avons ony dire Que le prince qui tient maintenant vostre empire y Et qui d'un double sceptre honore sa grandeur. Est dessus tous les rois des lettres amateur, Caresse les sçavans, et des livres fait conte. Estimant Tignorance estre une grande honte :
Dy-4uy de nostre part qu'il luy plaise changer En mieux nostre fortune, et nous donne à loger.
Ronsard.
Vous m'imposez au dos une charge inégale ; J'ay peu de cognoissance à sa grandeur royale, C'est un prince qui n'aime un vulgaire propos , Et qui ne veut souffrir qu'on trouble son repos , Empesché tous les jours aux choses d'importance, Soustenant presque seul tout le faix de la France , Méditant comme il doit son peuple gouverner Et faire dessous luy l'âge d'or retourner.
Honorer les vertus et chastier le vice , Défenseur de la loy, protecteur de justice.
Je n'ose l'aborder, je crains sa majesté , Tant je suis esblouy des raiz de sa clairté : Pource , cherchez ailleurs un autre qui vous meine. Adieu, troupe sçavante, adieu belle neuvaine.
Prince qui nous seriez de phare et de flambeau , Ne laissei point errer sans loeis ce troupeau , Troupeau de sang illustre et d'ancienne race , Pauvre , mais de bon cœur, digne de vostre grâce. Jupiter le conceut , lequel vous a conceu :
Ainsi de mesme père ensemble avez receu L'estre et l'atfinité : Vous, comme le plus riche, A vos pauvres parens ne devez estre chiche.
Le Bocage royal. }I1