Var
Brave guerrier, joi, gros de renommée, Joignit depuis à t'rancus son armée.
Gennain, 1665), ces deux derniers vers sont:rempUcés par la variante suivante :
Avec tel bruit qu'un canon fait alors Qu'il rompt le mur, la ceinture des forts.
96 La Franciadë.
A gorge ouverte en leurs ondes salées , Acte piteux ! Pallas branlant es mains Ses feux, terreur des dieux et des humains, Lance un esclair dedans l'autre navire.
Le feu manceard , qui se tourne et se vire , Luisant, araant, passant de part en part , De banc en banc, de rampart en rampart, Prend le pilot*, le massacre et le tue.
Et my-brulé sur les vagues le rue {a).
[Des autres trois orphelins de leurs masts, Les deux vaincus, entrouverts par en bas.
De cent pertuis sentent crever leur ventre.
Le flot meurtrier va^e sur vague y entre A meint bouillon qui les costes creva , Et les humant soubs l'eau les aggrava^
L'autre, au malheur opposant l'artince, De la tempeste evitoit la malice, De toutes parts en doute résistant.
Ainsi qu'on voit un hardi combatant Dessus le mur de la ville assiégée Se planter ferme en sa place rangée Pour l'ennemy du rempart décrucher ; En fin luy-mesme est contraint de broncher ; De ses genoux les forces luy défaillent, Car entre mille et mille oui l'assaillent^ Un par sus tous, le plus orusque et garilard, Tout armé saute au dessus du rempart.
L'enseigne au poing, et en donnant passage A ses soldats, leur donne aussi courage.
Ainsi , de mille et mille flots voûtez
8ui r'assailloient la nef de tous costez , n, le plus haut et le plus fort, s'avance , Et d'un grand heurt sur le tillac s'eslance
a. Var. :
Ayant encor* le timon dans U poing ^ Tant en mourant de son art il eut Si
somg.