I . Ces quatie ven ont été ajoutés dans l'édition de
148 La Franciade.
Amour les mord, les relime et leur ronge Cœur, pouimon, foye, et n'ont autre pouvoir En leur malheur qu'espérer sans espoir {a).
Adonc Francus, que le souci réveille, S'estoit levé devant l'aube vermeille.
De la grand peau d'un ours il s'habilla, Un javelot en sa dextre esbranla {h) Au large fer. Vandois, d'où vint la race Des Vandomois, le suivoit à la trace.
Luy, se laissant en larmes consumer, S'alla planter sur le bord de la mer; Et , jettant l'œil sur les eaux i£geennes , Seul, regardoit si les barques troyennes Venoient à bord; puis, voyant le vaisseau Qui le portoit échoué (') dessus l'eau , Demi-couvert de falaize et de bourbe , Les yeux au Ciel, sur le rivage courbe , Poussant du cœur maints sanglots en avant, Parloit ainsi aux ondes et au vent :
a Heureux trois fois les hommes que la terre En son giron, mère commune, enserre D'un éternel et paisible sommeil!
Si comme nous ils n'ont part au Soleil , Ils n'ont aussi le soin qui nous martire , D'autant fâcheux que tousjours il désire (c).
a. Var. :
Les dieux malins leurs soupirs rCescoutoieni, Ains sans effect les vents les emportaient.
b: Var. :
Du cuirpelu d*un lion se vestit ; Le dard au poing, de la chambre sortit.
c. Var. :
Nj le désir de grandeur nj d'empire;