Livre <^uatriesme
Et leur paresse en guerre eschauffera (a).
Donnant courage à leurs masies poitrines Pour conquérir les provinces voisines.
a Luy, tout ardent du feu de guerroyer, Enfant de Mars, doit un jour foudroyer .
L'ortoieil romain; puis d'une vertu vive Du Rhin gaulois outrepasser la rive , Et laforcst Charbonnière percer.
a A forte main doit un jour renverser Les Turingeois, et la muraille ancienne De Mons , Cambray et de Valencienne, Et de Toumay , et doit rougir les hors De Somme, tiède au carnage des morts ; .
Doit bien avant en Gaule faire entrée." .
Nulle puissance en armes rencontrée Son masle cœur supporter ne pourra ; Comme une foudre en Bourgongne courra , Vaincra Tholoze, et les Gots (i) d'Aquitaine Comme sapins estendra sur la plaine ; Puis , en donnant exemple â ses neveux .
De liberté, portera longs cheveux, S'esjouissantpour remarque immortelle Que Chevelu toute Gaule l'appelle.
— Quel estceluy qui marche le premier Après ces deux , au visage guerrier.
Qui tient la face aux astres élevée?
— C'est le vaillant et juste Merovée , Aspre ennemy des Huns , qni descendront Plus dru que gresle , et par force prendront , Pillant, bruslant, à fiâmes allumées (Mars tout san^ant conduira leurs armées),
tf. Var. :
Des peaples siens reschaufera l'ardeur^ Les emplissant de farce et de yigaear.